Home / A la une / Coup d’État et sanctions de la CEDEAO: le noble combat de la CAR/PF et ses partenaires pour la poursuite des activités sur les DSSR au Niger

Coup d’État et sanctions de la CEDEAO: le noble combat de la CAR/PF et ses partenaires pour la poursuite des activités sur les DSSR au Niger

La Coalition des Acteurs pour le Repositionnement de la Planification Familiale au Niger (CAR/PF-Niger) et  ses partenaires traditionnels : Marie Stopes Niger, OMS, UNFPA, Girl Not Bride Niger sont vent- débout   pour la poursuite des activités sur le Droit à la Santé Sexuelle et Reproductive (DSSR). Ils mènent ce combat depuis bientôt deux (2) mois maintenant, suite au Coup d’État perpétré le 26 juillet 2023 au Niger et les conséquences qu’il a engendrées. Fermeture des frontières, suspension des aides bilatérales et multilatérales, bref, la situation difficile que vit le Niger risque d’avoir des conséquences énormes sur les droits de la Santé Sexuelle et Reproductive( DSSR). Conscientes de cet état de fait, les organisations de la Société civile du secteur de la santé regroupées au sein de la CAR/PF sont à pieds- d’œuvre pour assurer le bien-être des populations, et ce, jusqu’au dernier kilomètre, dans ce pays vaste enclavé du Sahel central.

les acteurs de la DSSR lors du panel sur la journée de réflexions

 

La CAR/PF  Niger et ses partenaires ont commencé leur premier combat par les échanges des idées avec une journée de réflexions  sur l’impact du coup d’État du 26 juillet au Niger sur les actions SR-PF et l’identification des pistes d’action pour l’élaboration des plans de contingence.

Pour le Coordonnateur national de la Coalition des Acteurs pour le Repositionnement de la Planification Familiale M. Yaou Moussa,   « il faut vite agir en faisant d’abord une étude rétrospective des principales actions en cours ou en perspective en matière des DSSR avant les évènements du 26 juillet afin d’évaluer et limiter les impacts de cette crise sociopolitique dont les conséquences sont ressenties sur les populations. » l’acteur de la société civile du secteur de la Santé, de poursuivre son argumentaire en disant   »qu’après le diagnostic, il faut impérativement passer à la thérapie en interpellant chacun des acteurs  (gouvernement, Partenaires Techniques et Financiers, ONGs…) sur son  rôle pour la poursuite des activités sur les DSSR. »

Selon Mme Kadia Idani, Point Focal jeune PO/FP 2030 du Niger,  le coup d’État et ses conséquences constituent   un véritable frein à la poursuite des actions en faveur des bénéficiaires des différents projets sur les Droits de la  Santé Sexuelle et Reproductive. Au niveau de sa structure, la jeune dame a déploré les activités en cours qui malheureusement sont aujourd’hui mises en veilleuse, telle que la sensibilisation des jeunes sur la Santé Sexuelle et Reproductive à travers une caravane qui devait sillonner la région de Dosso. Même réaction chez  Dr Manzo Adamou, NPO chargé de Programme à UNFPA Niger dont l’agence onusienne qu’il représente déplore aujourd’hui, la rupture des médicaments et surtout leur conservation de suite de la fermeture des frontières et la coupure d’électricité à partir du Nigeria.

Avec pour domaine d’intervention, la Santé Sexuelle et Reproductive des jeunes et adolescents au Niger, l’ONG Marie Stoppes Internationale par la voix de son Directeur des Programmes, Alhadji Boni Syla Abdul Rachid, a manifesté son soutien inconditionnel dans ce combat noble de la poursuite des activités sur les Droits de la Santé Sexuelle et Reproductive (DSSR) avant de regretter à son tour, également, la mise en standby de plusieurs activités pourtant cruciales pour la santé des populations. Dr Hassane Sanda Maiga, Président du RCPF AS et Hedwige Hounon, Girl Not Bride Niger, ont mis en évidence la situation telle qu’elle se présente actuellement sur le terrain avant de dégager avec l’ensemble des acteurs, les actions à mener afin de poursuivre les activités sur le terrain pour le bien-être des populations.

Les parties prenantes ont reconnues  de manière unanime que les sanctions infligées au Niger suite aux évènements du 26 juillet dernier ont engendré par endroit et par structure une suspension voire un blocage total des activités dans le cadre des projets sur le Droit de la Santé Sexuelle et Reproductive.

C’est plusieurs activités allant du projet ‘’la famille idéale’’ développé par MSI Niger en passant par celui de mettre fin au mariage des enfants mis en œuvre par Girl Not Bride Niger et les défis sur les engagements FP 20230 du Niger, pour ne citer que ceux-là dont la poursuite risque d’être compromise que les acteurs se se battent avant de se focaliser sur d’autres questions aussi cruciales notamment : la suspension des financements, la pénurie des produits pharmaceutiques ; la rupture de la fourniture de l’énergie électrique et la suspension des opérations interbancaires, véritables sujets de préoccupation pour lesquels, il faut agir et rapidement ont estimé  les membres de la CAR/PF Niger et leurs partenaires.

 

Photo de groupe des acteurs de la DSSR

L’ultime  plaidoyer pour sauver de vies

Face à ces préoccupations majeures, la Coalition des Acteurs pour le Repositionnement de la Planification Familiale au Niger (CAR/PF-Niger) et leurs partenaires comptent mener des actions de plaidoyer auprès des nouvelles autorités pour que ce travail important pour la Santé se poursuive malgré les difficultés du moment.

Pour ce faire, un plan d’actions de contingences est dans le pipeline et une note de plaidoyer sera incessamment élaborée et  transmise bientôt à l’appréciation des autorités de la transition en ce qui concerne le niveau national. Le même plaidoyer sera entrepris au niveau des structures supranationales, à savoir, la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) chacun en fonction de ses compétences et de son champ d’intervention, a précisé M. Yaou Moussa.

Pour la CAR/PF et ses partenaires, il faut urgemment trouver des solutions à plusieurs points à savoir :

-L’autorisation de la reprise des activités des ONGs intervenant dans le secteur de la santé dans les zones dites d’opérations militaires ;

-Éviter la rupture totale des produits pharmaceutiques et contraceptifs ;

– Tenir compte des DSSR parmi les priorités nationales dans les consultations nationales à venir ;

-Assurer la fourniture en courant électrique des maternités et des autres formations sanitaires ;

-Pouvoir conserver des médicaments au niveau des maternités et des autres formations sanitaires ;

– Rappeler aux nouvelles autorités tous les engagements du Niger en faveur des DSSR.

Condition sine qua none pour le développement de tout pays, la Santé de la population est une affaire de tous soulignent les organisations de la société civile en faveur de la santé de la reproduction. Ils estiment d’ailleurs disposer de plusieurs atouts pour la réussite de leur plaidoyer car les autorités actuelles font preuve de leur amour pour la patrie. Ils ont d’ailleurs joint l’acte à la parole lors de la formation de l’équipe gouvernementale en prenant en compte le critère profile/emploi avec la nomination d’un médecin au département de la santé et d’une humanitaire à la tête du ministère de l’Action humanitaire.

Ibrahim Moussa

 

 

 

Ceci pourrait vous interesser

Déclaration constitutive du Cadre d’Actions des Professionnels des Médias du Niger (CAP- Médias- Niger)

Déclaration constitutive du Cadre d’Actions des Professionnels des Médias du Niger (CAP- Médias- Niger)   ...