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Appui à l’État dans la prise en charge sanitaire à Diffa: Des progrès remarquables grâce aux financements BMZ pilotés par l’Unicef et le PAM

une maman et son bébé venus se faire vacciner à la case de santé de Digargo

Dans le cadre du renforcement de la résilience et la cohésion sociale des populations victimes des conflits armés dans la région de Diffa, le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance Unicef et le Programme Alimentaire Mondial (PAM), à travers l’approche Nexus Humanitaire-Développement-Paix (HDP), a appuyé l’État du Niger dans sa quête du bien-être des populations de manière générale et des couches les plus vulnérables en particulier.

Grâce aux financements du Ministère Allemand de la Coopération Économique et du Développement (BMZ), les secteurs sociaux de base, telles que, la Santé, l’Éducation, la Protection de l’Enfant et des jeunes, l’Hydraulique et la Formation Professionnelle, ont été appuyées, afin d’améliorer les conditions de vie des populations de la région de Diffa.

Le village de Digargo, situé au Nord-Ouest de la commune urbaine de Diffa fait partie des localités ayant bénéficiées d’innombrables appuis en matière de prise en charge de la santé des femmes et des enfants.

La case de Santé du village a bénéficié d’une chaine froide solaire, ce qui permet du coup de conserver les vaccins, une opération quotidienne qui permet d’immuniser les enfants contre plusieurs maladies. Une véritable aubaine pour les agents de santé qui avant l’avènement de la chaine de froid au niveau de leur case de santé, effectuaient des kilomètres jusqu’au Centre de Santé Intégré (CSI) Château dans la ville de Diffa pour conserver et transporter les vaccins. Fréquenté régulièrement par les femmes avec leurs bébés au dos, la case de santé de Digargo est désormais un lieu sûr pour vacciner les enfants.

Mme Zara Malam Gala Ilaro

« La vaccination a une importance sur la santé de nos enfants. C’est le cas de mon bébé qui est en bonne santé, du fait que je respecte les rendez-vous et les rappels concernant la vaccination », a laissé entendre Mme Bawagana Kawari.

La jeune maman d’ajouter que les femmes adhèrent de plus en plus à la fréquentation du centre grâce aux séances de sensibilisation que mènent le relais communautaire du village. Boulou Oumara car c’est de lui qu’il s’agit est relais depuis 2019.

Le 08 mai 2024, nous l’avions trouvé sur le terrain à N’galori, où, il sensibilisait un groupe de villageois constitué des hommes et des femmes sur les  huit (8) Pratiques Familiales Essentielles (PFE) et l’importance des consultations pré et post natales mais aussi les signes avant-coureurs des maladies les plus fréquents chez l’Enfant tels que le paludisme et  la malnutrition. Il s’est dit d’ailleurs très réjoui du fait que le message qu’il transmet passe chez les femmes comme l’atteste, Mme Zara Malam Gala Ilaro. « Le message du relais passe très bien. Grâce aux séances de sensibilisation,  les femmes savent aujourd’hui  préparer de la bouillie, bref, l’alimentation de l’enfant de zéro (0) à six (6) mois pour lutter contre la malnutrition. Nous pratiquons également l’allaitement maternel exclusif », a-t-elle expliqué.

Bien qu’il soit satisfait de la réussite des séances de sensibilisation à l’occasion desquelles, il examine les enfants dont il transfère les cas les plus compliqués vers des  Centres de Santé, le relais Boulou Oumara, reste impuissant face à certaines situations comme l’accouchement à domicile, qui est encore fréquent au sein de la communauté. « Je suis en rupture  de médicaments et les femmes continuent à accoucher à domicile pour manque de 2000 F CFA, une somme pour payer  le reçu. Tout dernièrement, seuls deux (2) accouchements sur 20  ont été faits dans un centre de santé, a-t-il déploré, tout en lançant un appel à l’État et ses partenaires de solutionner le plus rapidement possible ne serait-ce que la rupture des médicaments afin qu’il puisse administrer de manière permanente les premiers soins aux enfants.

Boulou Oumara, relais en pleine activité de sensibilisation à n’galori

Le responsable de la case de Santé   de Digargo  M. Mamadou Hamidou s’est félicité des différents appuis apportés par l’Unicef, qui ont permis d’ailleurs de booster la fréquentation dudit centre. La dotation de la case de santé des médicaments et vaccins, de la chaine de froid solaire, la dotation en médicaments pour le relais communautaire et le raccordement de la case de santé à une Muni AEP sont autant d’appuis qui ont contribué à améliorer la prise en charge sanitaire des populations.

« L’Unicef nous a apporté beaucoup de choses. Tous les centres  sanitaires de campagne, c’est l’Unicef qui les a dotés des chaines froides solaires, elle nous a dotés des documents,  des registres, des vaccins y compris la prise en charge de la nutrition…,» a souligné le chef de la case de santé de Digargo.

Le village a une population estimée à 1 152 habitants parmi lesquels, 517 Hommes et 535 femmes. Le site accueille  les populations déplacées  venues essentiellement de la commune de Gueskerou, (Kindjandi et N’gagam). Au 31 Décembre 2021, les populations déplacées vivant sur le site sont 1 750 personnes réparties dans 380 ménages dont 54 % d’enfants.

Grâces aux interventions de l’Unicef, c’est désormais une population dont la dignité a été préservée mais qui est aussi à l’abri des maladies surtout des enfants, ces êtres fragiles et très vulnérables.

M. Mamadou Hamidou, responsable de la case de santé de Digargo

Ibrahim Moussa,

Envoyé spécial   

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