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Sous le coup d’une 2ème mise en demeure, ORANO annonce le redémarrage des travaux d’IMOURAREN

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Dans un communiqué en date du 10 juin 2024, Imouraren SA annonce la reprise de ses activités dans le cadre de l’exploitation du gisement d’uranium d’IMOURAREN au nord du Niger.

‘’…franchissement d’un nouveau jalon…’’, ‘’…événement qui marque une étape cruciale dans le développement économique et industriel de la région’’, annonce le communiqué. Le projet IMOURAREN est une priorité pour Orano, peut-on lire et ORANO s’engage aux côtés de l’État du Niger pour démarrer l’exploitation des gisements le plus rapidement possible.

‘’Les conditions actuelles du marché, avec une hausse favorable du cours de l’uranium, ont permis d’envisager une mise en exploitation d’Imouraren à travers le gisement IMCA 25 peu profond et pour lequel des travaux de découverture ont déjà été réalisés avant 2015’’ explique le communiqué.

ORANO de révéler que ‘’les équipes d’Orano et d’Imouraren SA ont repris les études effectuées sur ce gisement entre 2016 et 2018 pour actualiser les données et confirmer la faisabilité rapide du projet d’exploitation en mine à ciel ouvert’’ en précisant que ‘’Les travaux préparatifs ont déjà commencé et se poursuivent sur site avec la réouverture des infrastructures pour accueillir les équipes de construction’’.

Toutefois l’entreprise française de préciser que ‘’Les travaux de mise en exploitation du gisement IMCA 25 dureront environ trois ans’’.

Pour la société c’est un événement local pour marquer une nouvelle étape dans la vie de projet dont le lancement du redémarrage est prévu le jeudi 13 juin 2024 en présence des autorités locales, du représentant du Ministère des Mines ainsi que des équipes du projet.

Orano et Imouraren SA dit adopter une démarche de partenariat et de transparence, en concertation continue avec les autorités et les parties prenantes locales.

Aussitôt le communiqué de ORANO rendu public que les réseaux sociaux s’enflamment avec la publication d’une note d’information retraçant les échanges qu’il y a eu entre la société française et le ministère des mines relativement à la reprise des travaux d’IMOURAREN. Pour le moment le Ministère des mines n’a pas encore officiellement réagi à cette annonce. Toutefois dans la note d’information non signée et dont on ignore la provenance, il se dégage que les autorités en charge des mines étaient en pourparlers avec les responsables d’ORANO sur la reprise de ses activités.

Le document indique que le 19 mars 2024, le Ministère des Mines a fait la deuxième mise en demeure pour le retrait du permis pour grande exploitation d’uranium dénommé « Permis IMOURAREN ».

Selon le document, une lettre du Ministère en charge des mines avait demandé à IMOURAREN SA ‘’de reprendre les travaux d’exploitation dans un délai de trois (3) mois, conformément aux dispositions de la loi minière et à l’étude de faisabilité transmise à l’Administration des Mines et validé par l’État du Niger, faute de quoi le retrait du Permis d’exploitation sera prononcé et son périmètre fera retour au domaine public conformément aux dispositions des articles 9 et 61 de l’ordonnance n°93-16 du 02 mars 1993 portant loi minière’’.

Dans le même registre une mission du Ministre des Mines aurait effectué une visite, le 04 mai 2024, sur le site de la société IMOURAREN SA et a constaté que les travaux d’exploitation n’ont pas commencé.

Cependant, rapporte la note, le 26 avril 2024, IMOURAREN SA transmettait le plan de mise en exploitation au Ministère des Mines.

Ce qui n’empêcha pas les autorités en charge des mines de réagir, selon la note, le 07 juin 2024, en rejetant le plan proposé par IMOURAREN qui ne répond pas aux attentes de l’administration des Mines.

En attendant la réaction officielle du Ministère des Mines, tout porte à croire qu’il y’ a anguille sous roche. Apparemment un contentieux est en train de naître entre les autorités en charge des mines et la société ORANO qui se met déjà si l’information de la deuxième mise en demeure se confirme dans une position de contentieux avec le communiqué de la reprise de ses activités et la transmission même tardive de son nouveau plan.

Adoum Boulkassoum

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